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October 5, 2020

AUJOURD’HUI, L’ALIMENTATION EST CONFRONTÉE À UN CERTAIN NOMBRE DE DÉFIS MAJEURS : COMMENT AIDER LES INDIVIDUS À MANGER MIEUX ? COMMENT NOURRIR LA POPULATION MONDIALE À L’HORIZON 2050 ? IL S’AGIT DE QUESTIONS COMPLEXES QUI N’ONT PAS DE RÉPONSES SIMPLES. APRÈS TOUT, NOTRE FAÇON DE MANGER ÉVOLUE CONSTAMMENT ET CELA LAISSE ENTREVOIR UN LARGE ÉVENTAIL DE POSSIBILITÉS DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FOODTECH.

Mais la FoodTech, c’est quoi ? Concrètement, celle-ci rassemble toutes les initiatives numériques, technologiques et entrepreneuriales innovantes liées à l’alimentation, ce qui signifie qu’elle couvre l’ensemble de la chaîne, de la production à la consommation en passant par la transformation et la distribution.

Un écosystème

L’écosystème, qui se compose d’une grande variété d’organisations allant de start-ups à des entreprises matures, peut être divisé en six catégories :

  1. AgTech (agriculture et exploitations de technologies telles que des capteurs, des drones et des logiciels) ;
  2. Livraison (livraison de repas et de provisions) ;
  3. FoodService (amélioration de la gestion des entreprises de restauration hors foyer) ;
  4. FoodScience (nouveaux produits alimentaires plus sains, plus écologiques et plus nutritifs, ainsi qu’innovations avancées) ;
  5. Coaching (applications et nutrition personnalisées) ;
  6. Retail (innovation dans la distribution, de la chaîne d’approvisionnement à l’expérience client).

 

Selon une récente étude, le Royaume-Uni a dominé la FoodTech en Europe ces six dernières années. En 2019, le pays y a investi 711 millions d’euros, soit 94 % de plus qu’en 2018. À elle seule, Londres a attiré 95 % de ces investissements. La France, qui a réalisé 404 millions d’euros d’investissements en 2019 (soit une hausse de 76 % par rapport à l’année précédente), occupe la deuxième place.

L’adaptation face à la pandémie

Ce secteur essentiel de l’économie, qui connaît une croissance rapide, a été fortement sollicité pendant la période de confinement et a permis à de nombreux établissements et services de restauration de maintenir leur activité, malgré leur incapacité à accueillir des clients.

Face à ces fermetures, au risque de pénurie dans les supermarchés et au manque de main-d’œuvre dans l’agriculture, l’industrie et les consommateurs ont dû s’adapter. La FoodTech a multiplié les initiatives et déployé des solutions pour surmonter la crise. Elle a ainsi prouvé, plus que jamais, l’utilité de la technologie digitale dans les services liés à l’alimentation.

Par exemple, les travailleurs disponibles en France ont été mis en contact avec des producteurs et des agriculteurs en manque de main-d’œuvre, par l’intermédiaire, entre autres, de la plateforme Wizifarm. En mars, la plateforme numérique Phenix a quant à elle mis son application anti-gaspillage gratuitement à la disposition des détaillants, leur permettant ainsi de commercialiser leurs produits invendus. Dans le même temps, en avril dernier, plusieurs start-ups ont lancé l’initiative solidaire « Aide-aux-restaurateurs.fr », grâce à laquelle les consommateurs ont pu accéder à une liste de 500 restaurants qui proposaient toujours des services de livraison dans les grandes villes françaises.

Un système alimentaire durable

Il reste à voir si la crise sanitaire induira un réel changement en faveur d’un système alimentaire plus durable. Une fois la pandémie derrière nous, les organisations du secteur de la FoodTech seront en mesure de proposer une plus grande transparence en matière de traçabilité, de composition et de recyclage des produits afin de s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, ainsi qu’à une prise de conscience croissante en matière d’écologie et de changement climatique.

Ainsi, début juillet, le gouvernement français a annoncé qu’il donnait jusqu’à octobre 2020 aux acteurs de la livraison de repas pour élaborer une stratégie « zéro déchet ». Par conséquent, Uber Eats, Deliveroo, Sushi Shop, Foodchérie, entre autres applications de livraison de repas, ont dû penser leur stratégie « zéro déchet » qu’ils devront bientôt dévoiler.

Aujourd’hui, des centaines de start-ups françaises et européennes de la FoodTech se positionnent dans quelques domaines clés tels que l’approvisionnement, les services, la livraison, les nouvelles technologies et l’agtech, sans oublier les questions environnementales.

De plus en plus de professionnels, mais aussi de consommateurs, prennent conscience de ce que les progrès et les innovations digitales peuvent apporter à leur vie quotidienne. L’intelligence artificielle, la réalité augmentée et la blockchain, pour n’en citer que quelques-unes, font définitivement partie de la stratégie destinée à permettre au secteur d’être innovant, de s’adapter aux changements et de fournir des produits alimentaires plus sains, plus adaptés et à faible incidence sur l’environnement. Tous ces éléments, conjugués à la satisfaction des besoins croissants de confort des consommateurs, constituent un véritable défi dans un marché qui compte déjà de nombreux acteurs et est très concurrentiel.

 Ce blog a précédemment été publié en anglais ici.

 

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